Armeflhor

1, Chemin de l’Irfa, Bassin Martin – 97410 Saint-Pierre – La Réunion
Tél : 0262 96 22 60
Ligne provisoire : 06 92 88 34 71

ARMEFLHOR
1, Chemin de l’Irfa, Bassin Martin – 97410 Saint-Pierre – La Réunion
Tél : 0262 96 22 60
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La Protection Biologique Intégrée en horticulture

Le pôle Horticulture de l’Armeflhor met en œuvre de nouvelles techniques de production durable.

Depuis 2013, le pôle Horticulture de l’Armeflhor expérimente la Protection Biologique Intégrée (PBI) sur les cultures horticoles, dans l’objectif de proscrire progressivement l’usage des substances phytopharmaceutiques de synthèse. Ses travaux répondent à la demande des professionnels membres de l’Union des Horticulteurs et Pépiniéristes de La Réunion (UHPR), désireux de transférer sur leurs exploitations ces méthodes prophylactiques et l’utilisation d’organismes et produits de biocontrôle.

Une partie des expérimentations porte sur la production de rose avec pour objectif la réduction de l’indice de fréquence de traitement. L’enjeu de cette action est de respecter une contrainte « Zéro phyto » de synthèse dans les stratégies de traitements sanitaires. Elle s’inscrit dans une collaboration de longue durée avec l’UMT Fiorimed (Inrae/Astredhor) avec le projet 2.ZERHO. Deux sites sont suivis :  un sur la station de l’Armeflhor (rose fleur coupée) et un second en situation de production, sur l’exploitation d’un horticulteur adhérent (rose fleur coupée).

Serre de rosiers en Protection Biologique Intégrée à l’Armeflhor

En parallèle, le pôle Horticulture poursuit le programme de démonstration et de transfert des techniques de la PBI sur les sites de production d’horticulteurs. Ces actions de transfert s’appuient sur des parcelles de démonstration sur lesquelles sont impliqués un horticulteur partenaire, des techniciens (GIEE, Chambre d’agriculture 974, La Coccinelle) et l’équipe Horticulture de l’Armeflhor. Ces parcelles permettent de poursuivre l’acquisition de références techniques et de transférer les connaissances et méthodes de façon pratique.

En 2020, l’Armeflhor a ainsi pu valider l’efficacité de la PBI sur un lot commercial de 10 000 potées de chrysanthèmes, destinées à la vente de la Toussaint. Sur cette espèce, la pression sanitaire est en général très forte, notamment celle des thrips. Les attaques non maîtrisées de ce ravageur conduisent au déclassement total du produit. Durant les 4 mois de culture, il peut être nécessaire de réaliser jusqu’à 10 traitements insecticides pour obtenir des potées commercialisables.

L’Armeflhor a réalisé trois lâchers de Nesidiocoris volucer, punaise prédatrice d’aleurodes, sur les chrysanthèmes : deux au démarrage de la culture (J0, J+5), le dernier une semaine après rempotage. Durant cette période, l’enceinte de multiplication a été fermée à l’aide de filets insectproof, afin de s’assurer du maintien des auxiliaires (Nesidiocoris v.) au contact des plants, pour qu’ils s’y reproduisent et constituent une seconde génération au terme de la période
d’enracinement des boutures.

L’irrigation par subirrigation de la pépinière a permis d’éviter le lessivage des feuilles, préjudiciable à la reproduction des punaises. Durant cette étape de multiplication et sous serre après rempotage, en l’absence d’un nombre suffisant de proies (thrips), 2 à 3 nourrissages (à base de cystes d’Artemia et de Sitotroga) ont été effectués par semaine. Durant toute la culture, la présence de thrips a été minime. À mi-parcours, quelques dégâts ont été constatés sur feuilles, sans observation du ravageur. On compte alors en moyenne deux Nesidiocoris volucer par pot. Leur répartition est homogène. Après le stade de la prise de boutons, on compte en moyenne 1,2 thrips par pot puis leur nombre régresse jusqu’à la fin de culture. 100% de la production était alors commercialisable. À la vente des potées, la qualité sanitaire est irréprochable. Aucun traitement phytosanitaire n’a été nécessaire durant les 3 mois de culture. Les effectifs de Nesidiocoris volucer, après être passés par un maximum de 21 individus par potée en moyenne, étaient de 6,5 par pot en fin de culture.

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Jacques Fillâtre

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