ARMEFLHOR
1, Chemin de l’Irfa, Bassin Martin – 97410 Saint-Pierre – La Réunion
Tél : 0262 96 22 60

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Mieux connaître son sol pour mieux fertiliser : une formation pratico-pratique

LE PROJET SA’IRA

Aujourd’hui, La Réunion atteint près de 70 % de souveraineté alimentaire, avec une production de plus de 99 000 tonnes de fruits et légumes par an. Les différentes cultures fruitières et légumières sont cependant sujettes à de nombreux ravageurs. Les dégâts qu’ils produisent sur les cultures engendrent des pertes économiques et des coûts de traitement importants pour nos agriculteurs réunionnais. La lutte contre les ravageurs est un défi majeur pour notre île, qui doit trouver des solutions. Ces solutions deviennent d’autant plus urgentes à cause du retrait potentiel de substances actives constituant certains produits phytosanitaires.

Face au désarroi de certaines filières, qui ne disposent actuellement d’aucune solution lorsque le retrait de certaines substances sera effectif, un projet a été construit afin d’apporter des réponses opérationnelles à nos agriculteurs. Porté par l’Armeflhor et financé par FranceAgriMer dans le cadre du PARSADA, le projet SA’IRA mutualise les compétences du Cirad, organisme de recherche, de l’Arifel, l’interprofession fruits et légumes, et de La Coccinelle, une biofabrique locale d’auxiliaires.

L’objectif du projet SA’IRA est de trouver des Solutions Alternatives et Intégrées contre les RAvageurs des cultures de diversification à La Réunion, face au potentiel retrait de substances actives. Débuté en mai 2025, le projet SA’IRA dispose de cinq ans pour identifier des solutions opérationnelles et adaptées aux spécificités de La Réunion, afin de proposer des alternatives viables tout en accompagnant la transition écologique de l’île.

La première étape du projet a permis de définir les premières cultures, ravageurs et substances menacées pour lesquels des solutions vont être explorées. Les deux modes de production, en pleine terre ou en hors sol, avec ou sans abris, sont pris en compte dans le projet, car ils ne sont pas confrontés aux mêmes problématiques.

Bien que, du côté de la recherche, des solutions ponctuelles aient déjà été explorées ou restent encore à développer, le projet SA’IRA souhaite agir sur la totalité du cycle de culture et des ravageurs associés. Ainsi, c’est surtout la combinaison de différentes solutions alternatives de protection des cultures qui est mise en avant dans le projet.

DES SOLUTIONS ALTERNATIVES POUR PROTÉGER NOS CULTURES : LE PROJET SA’IRA DÉMARRE

Cependant, du côté des agriculteurs, on constate que peu d’entre eux utilisent, ou même connaissent, les solutions alternatives aux produits chimiques. Ils expriment des doutes quant à la faisabilité et surtout à la rentabilité de ces méthodes, ce qui met en évidence un besoin important d’accompagnement pour favoriser l’adoption de pratiques agroécologiques sur l’île.

La stratégie du projet repose donc sur ces deux constats : développer des combinaisons de solutions alternatives et démontrer leur efficacité auprès des agriculteurs. Ainsi, la combinaison de leviers de protection des cultures est explorée, avec pour objectif d’atteindre une triple performance : économique (rentabilité et viabilité), sociale (faisabilité et charge de travail) et environnementale (sans utilisation de produits à base de substances actives vouées à disparaître du marché, et avec un recours minimal aux autres produits chimiques).

Afin de lever les doutes des producteurs, ces méthodes seront déployées directement chez des producteurs engagés dans le projet, au travers de fermes pilotes. L’objectif est avant tout de démontrer la rentabilité et la faisabilité de ces méthodes en restant au plus près de la réalité des conditions de production, afin de prendre en compte un maximum de contraintes et de retours de terrain.

Quatre premières fermes ont été lancées en 2025, et une quinzaine sont prévues au cours de l’année 2026. Des comités de restitution, des formations, des visites de fermes ou encore des réunions de bord de champ sont programmés tout au long du projet afin de diffuser les résultats obtenus. Alors que le retrait effectif des substances actives approche, le transfert de ces combinaisons de méthodes de protection des cultures devient aujourd’hui une nécessité pour nos producteurs réunionnais.

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